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    <title><![CDATA[NC]]></title>
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    <dc:date>2008-07-06</dc:date>

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    <title><![CDATA[La souffrance de nos compatriotes berbères a assez durée !]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-142442.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="4"><strong>La Tribune, 22 janvier 2002</strong></font></p>
<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3"><em>Des mois de souffrance, des vies sacrifi&eacute;es et des millions de gens meurtris par le m&eacute;pris qui leur est oppos&eacute;, ce crime qui cause la douleur intarissable de nos fr&egrave;res berb&egrave;res doit cesser !</em></font></p>
<p align="left"><font face="Times New Roman, Times, serif" size="3">Il est temps aujourd'hui d'affronter s&eacute;rieusement et sans faillir la grande question de l'unit&eacute; nationale. Nos fr&egrave;res berb&egrave;res souffrent et les autres citoyens de ce pays ne peuvent continuer &agrave; d&eacute;tourner la t&ecirc;te en refusant d'entendre le cri du d&eacute;sespoir. <br />L'atteinte au libre usage d'une culture est un crime car elle se confond toujours avec le bien le plus pr&eacute;cieux de l'humanit&eacute;, celui de l'intelligence, celle l&agrave; m&ecirc;me qui nous distingue des b&ecirc;tes et des civilisations ancestrales et barbares.<br />La r&eacute;volte de nos fr&egrave;res de Kabylie est l&eacute;gitime car elle r&eacute;plique &agrave; une situation intol&eacute;rable de d&eacute;ni de droit et d'oppression. Nul arabophone, et certainement pas moi-m&ecirc;me, ne saurait dicter &agrave; quiconque ce qui serait la culture dominante, la culture officielle ou encore la culture historique d'un pays. Chacun a non seulement le droit de vivre sa citoyennet&eacute; avec la richesse culturelle qui lui a &eacute;t&eacute; transmise mais aussi le devoir imp&eacute;rieux de contribuer &agrave; son &eacute;panouissement au b&eacute;n&eacute;fice de la nation.<br />M&ecirc;me le probl&egrave;me islamiste, bien que douloureux et violent, n'a jamais pos&eacute; &agrave; ce point la question de la rupture nationale car il est un accident de l'histoire dont les dirigeants de ce pays ont largement contribu&eacute; &agrave; alimenter. La question berb&egrave;re est d'une toute autre envergure car elle dissimule les plaies les plus profondes et les ranc&oelig;urs les plus dangereuses jusqu'&agrave; risquer de provoquer un jour ou l'autre l'irr&eacute;parable.<br />L'aveuglement des nationalistes, trop occup&eacute;s &agrave; leurs incantations ridicules et &agrave; leur &eacute;gocentrisme aveugle n'ont bien &eacute;videmment pas su consolider cette nation. Les seules fondations solides qu'ils ont pu &eacute;riger sont celles des patrimoines personnels et des pouvoirs inamovibles avec l'aide du ciment de la terreur et de la corruption.<br />Depuis des mois des r&eacute;voltes sanglantes &eacute;clatent sans perturber le moins du monde ce syst&egrave;me monolithique d'une rare insensibilit&eacute;. Comme il est impossible de leur parler de d&eacute;mocratie, d'humanisme, de culture et m&ecirc;me de la beaut&eacute; des petits oiseaux, essayons de nous introduire dans la logique psychologique et lexicale de leur monde de violence. Essayons par cons&eacute;quent de nous mettre &agrave; leur place pour recenser les possibilit&eacute;s qui leur sont ouvertes pour r&eacute;soudre la question berb&egrave;re, eu &eacute;gard &agrave; leur caract&egrave;re.<br />Jeter les berb&eacute;rophones &agrave; la mer ! Impossible. Les supprimer par un g&eacute;nocide ! Dangereux par les temps qui courent car l'opinion internationale et le TPI font r&eacute;gner la politique d'ing&eacute;rence. En corrompant certains ! C'est d&eacute;j&agrave; fait et &ccedil;a ne fonctionne plus. La lamentable histoire des &quot; dialoguistes &quot; le d&eacute;montre ais&eacute;ment. L'intimidation par la terreur et l'assassinat politique ! Une rentabilit&eacute; marginale qui mobilise des fonctionnaires de plus en plus difficiles &agrave; recruter. La plupart des grands professionnels dans ce domaine se bousculent aujourd'hui dans les m&eacute;dias &eacute;trangers pour le repentir d'un m&eacute;tier qu'ils qualifient d'assassin (m&eacute;tier qu'ils n'ont d'ailleurs quitt&eacute; que r&eacute;cemment). D&eacute;cid&eacute;ment, l'impasse est manifeste et nous ne sommes pas pr&ecirc;ts de voir la fin d'un r&eacute;gime qui continue une politique dont il n'a plus tout &agrave; fait les moyens et pas du tout l'intention d'arr&ecirc;ter.<br />Quant &agrave; nous-m&ecirc;mes, l'impasse est aussi manifeste car nous serions aujourd'hui, comme en 1991, aussi mal &agrave; l'aise avec un fusil qu'ils ne le seraient avec un dictionnaire. La gravit&eacute; des &eacute;v&egrave;nements nous interdit pourtant de continuer &agrave; reproduire les m&ecirc;mes strat&eacute;gies d'opposition qui sont vou&eacute;es &agrave; l'&eacute;chec et qui engloutissent &agrave; chaque fois davantage de vies humaines pour un r&eacute;sultat nul. <br />Des d&eacute;cisions radicales doivent &ecirc;tre prises et notamment celles qui tournent le dos d&eacute;finitivement &agrave; toute discussion avec un pouvoir dont nous n'avons rien &agrave; attendre. Aucune solution ne semble donc envisageable si trois conditions essentielles ne sont pas r&eacute;unies :<br />__ La r&eacute;conciliation de tous les d&eacute;mocrates par la mise &agrave; l'&eacute;cart des leaders des deux partis dont la responsabilit&eacute; est tr&egrave;s lourde m&ecirc;me si la qualification des fautes ne peut &ecirc;tre identique. Sans cette condition pr&eacute;alable je ne vois vraiment pas comment le mouvement des d&eacute;mocrates pourrait r&eacute;ussir &agrave; s'unifier et imposer sa puissance. Les militants du FFS doivent avoir le courage de mettre fin &agrave; une &quot; barzanisation &quot; d'un mouvement qui n'a plus l'adh&eacute;sion des jeunes et ceux du RCD de d&eacute;finitivement s'&eacute;loigner de l'image de collaboration que prouve leur pass&eacute;. En d&eacute;mocratie la r&eacute;vocation est la sanction normale de l'&eacute;chec, il ne faut pas s'en offusquer. Autrement il s'agirait de sectes, pas de politique et encore moins de d&eacute;mocratie. <br />__ Le retrait imm&eacute;diat de tous les d&eacute;mocrates des institutions dans lesquelles ils se d&eacute;shonorent. Continuer &agrave; percevoir des subsides des institutions de l'Etat est probablement la fautes la plus grave que l'on puisse leur reprocher. Cette participation est coupable et intol&eacute;rable.<br />__ La non-participation &agrave; toute &eacute;lection et le rejet d&eacute;finitif du syst&egrave;me, y compris dans ses tentatives de r&eacute;gler la question berb&egrave;re. <br />Mais encore plus important est que nos compatriotes berb&egrave;res doivent imp&eacute;rativement recevoir un signe d'encouragement et de bonne volont&eacute; si l'on ne souhaite pas aller vers l'horrible impasse de la guerre civile. Il suffit de surfer dans les diff&eacute;rents forums de l'Internet pour s'&eacute;pouvanter de la querelle qui y fait rage entre de tr&egrave;s jeunes citoyens. Les insultes et les invectives r&eacute;ciproques atteignent des niveaux horrifiants de racisme, d'intol&eacute;rance et de b&ecirc;tise. Quant &agrave; la pseudo r&eacute;flexion, chacun y va de son Khalife ou de son Jugurtha pour lancer &agrave; la figure de l'autre son pass&eacute;, qui ant&eacute;rieur, qui plus honorable que celui de l'autre. <br />Cela est indigne et doit cesser. </font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-17T14:01:56+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-142441.html">
    <title><![CDATA[A mes compatriotes berbères]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-142441.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div class="contenuArticle">
<p><strong><font size="4">La Tribune - 19 mai 2001.</font></strong></p>
<p><font size="4"><font face="Courier New" size="1">A chaque r&eacute;miniscence de la douleur de mes compatriotes berb&egrave;res j&rsquo;&eacute;prouve le souhait et le devoir de leur t&eacute;moigner mon enti&egrave;re solidarit&eacute;. Dans ces moments, j&rsquo;ai envie de leur r&eacute;p&eacute;ter inlassablement, si mon engagement militant ne le prouvait d&eacute;j&agrave;, que leur douleur est la mienne. J&rsquo;ai envie de leur dire, avec l&rsquo;humilit&eacute; et la pudeur que les &eacute;v&egrave;nements exigent, que je les aime avec la m&ecirc;me intensit&eacute; que toute partie de mon identit&eacute;.<br />Lorsque l&rsquo;occasion m&rsquo;en a &eacute;t&eacute; fournie dans ces nombreuses ann&eacute;es de militantisme, j&rsquo;ai toujours d&eacute;but&eacute; mes paroles en rappelant que je suis alg&eacute;rien et donc &eacute;galement citoyen de Kabylie, de droit et de c&oelig;ur. J&rsquo;ai cette naturelle impression que je suis parmi les miens lorsque je m&rsquo;adresse &agrave; eux. Ma position serait identique quels que soient le lieu et la communaut&eacute;, de surcro&icirc;t lorsque cette derni&egrave;re a le sentiment de subir une humiliation..<br />Il est intol&eacute;rable pour tout d&eacute;mocrate de voir cautionner le crime perp&eacute;tr&eacute; contre le droit &agrave; vivre son identit&eacute;. Nul n&rsquo;est n&eacute; sur cette terre d&rsquo;Alg&eacute;rie pour imposer aux autres son point de vue sur ce qu&rsquo;est et doit &ecirc;tre la culture et la langue dominantes. Nul ne peut annihiler le droit &agrave; quiconque de parler et de s&rsquo;&eacute;panouir avec la langue transmise par ses parents, de perp&eacute;tuer des pratiques, d&rsquo;honorer des conventions et de tout simplement vivre sa vie comme on le ressent et comme on l&rsquo;a h&eacute;rit&eacute;e.<br />La nation est une communaut&eacute; de destins, pas un goulag o&ugrave; le plus fort imposerait au plus faible sa conception des choses. Car s&rsquo;il fallait imposer des crit&egrave;res stupides comme celui de l&rsquo;ant&eacute;riorit&eacute; ou celui de l&rsquo;histoire pour imposer une culture dominante, certains n&rsquo;y trouveraient justement pas leur compte.<br />Mais au moment o&ugrave; j&rsquo;&eacute;cris ces mots, comme &agrave; chaque fois que je l&rsquo;ai fait dans le pass&eacute;, j&rsquo;ai en m&ecirc;me temps conscience que les discours de fraternit&eacute; ne suffisent plus &agrave; nos compatriotes bafou&eacute;s dans ce qu&rsquo;ils ressentent au plus profond d&rsquo;eux-m&ecirc;mes. Ils ont raison car le discours doit &ecirc;tre suivi d&rsquo;actes concrets et les &eacute;v&egrave;nements r&eacute;currents de Kabylie, de plus en plus sanglants, en d&eacute;montrent l&rsquo;urgence. La langue et la culture berb&egrave;re doivent non seulement &ecirc;tre reconnus dans les textes, ce qui est le pas le plus facile, mais aussi et surtout dans les c&oelig;urs, ce qui serait plus probant. Car, contrairement aux espoirs de certains, une simple inscription dans la constitution, sans autre rapprochement dans les esprits et les c&oelig;urs, ne serait que la transposition dans le texte d&rsquo;un rapport de force qui s&rsquo;exprime bien dangereusement dans la r&eacute;alit&eacute; quotidienne. <br />Mais que faire lorsqu&rsquo;on a la seule repr&eacute;sentativit&eacute; de soi-m&ecirc;me ? Hurler son indignation devant la b&ecirc;tise n&rsquo;a pas suffit. Militer aux plus hautes responsabilit&eacute;s, quelles soient politiques ou associatives, n&rsquo;a pas plus donn&eacute; de r&eacute;sultats. Prendre sa plume pour t&eacute;moigner de son soutien n&rsquo;en aura probablement gu&egrave;re beaucoup plus comme &agrave; chaque fois, mais le devoir et la morale l&rsquo;exigent.<br />D&egrave;s le d&eacute;but, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est agit de prendre position pour la reconnaissance de l&rsquo;identit&eacute; pleine et enti&egrave;re de mes compatriotes, je n&rsquo;ai pas h&eacute;sit&eacute; un seul instant. Mais combien de d&eacute;ceptions a-t-il fallu surmonter pour finalement n&rsquo;avoir, seul dans son coin, que la force de l&rsquo;indignation.<br />Que faire et que dire lorsque des compatriotes berb&egrave;res se pr&eacute;cipitent dans les bras du pouvoir pour le soutenir et le l&eacute;gitimer ? La col&egrave;re int&eacute;rieure est grande lorsqu&rsquo;en m&ecirc;me temps il faut s&rsquo;imposer la rigoureuse r&egrave;gle de ne jamais rappeler &agrave; une communaut&eacute; qui souffre les errements de certains. La faute commise par ces derniers est une faute qui est subie par tous les alg&eacute;riens et ne peut &ecirc;tre imput&eacute;e &agrave; la Kabylie. Mais comme la tentation est grande pour les tenants d&rsquo;une culture arabo-musulmane unifi&eacute;e de rappeler cette triste v&eacute;rit&eacute;, je ne peux enti&egrave;rement l&rsquo;&eacute;loigner de ma pens&eacute;e.<br />Je constate aujourd&rsquo;hui encore que cette minorit&eacute; se pr&eacute;sente comme un recours pour la d&eacute;fense des droits des berb&eacute;rophones, oubliant bien rapidement qu&rsquo;elle fut jusqu&rsquo;aux derniers instants partie prenante du pouvoir. Et comme je crains que la man&oelig;uvre risque de r&eacute;ussir de nouveau, l&rsquo;indignation est encore plus forte que la peine. Prions que la tentation de mettre de l&rsquo;huile sur le feu et de pr&ocirc;ner un extr&eacute;misme violant ne se manifestent jamais dans l&rsquo;esprit tourment&eacute; de ceux qui souhaiteraient faire oublier de coupables errements. Un cas de figure bien souvent rencontr&eacute; dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit&eacute;.<br />Que faire et que dire encore lorsqu&rsquo;on a vu ses anciens camarades, que des consid&eacute;rations internes (et non politiques) ont &eacute;loign&eacute;s de vous, participer et patauger lamentablement dans des institutions qui n&rsquo;avaient comme but que celui de l&eacute;gitimer un pouvoir. Les bras vous en tombent. Heureusement, la conviction est si sinc&egrave;re qu&rsquo;elle permet de d&eacute;passer les b&ecirc;tises qui se sont accumul&eacute;es.<br />Nos compatriotes berb&egrave;res ont besoin que s&rsquo;exprime envers eux un appel du c&oelig;ur et des actes concrets. Je n&rsquo;ai pour ma part &agrave; leur dire qu&rsquo;une seule chose, &laquo; je vous aime &raquo;. Car, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;une m&egrave;re, une nation ne peut laisser souffrir l&rsquo;un de ses enfants sans lui rappeler sa profonde affection. Et jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, cette nation, c&rsquo;est nous. </font><br /></font></p>
<p><strong><font size="4"></font></strong></p>
<div class="clear">&nbsp;</div>
</div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-17T14:00:21+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-142440.html">
    <title><![CDATA[Un combat]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-142440.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td valign="top" height="326">
            <table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0">
                <!--DWLayoutTable-->
                <tbody>
                    <tr>
                        <td valign="top" width="1844" height="326">
                        <div class="chapo" align="justify">Sid Lakhdar Boum&eacute;diene est l&rsquo;un des rares intellectuels non kabyles &agrave; s&rsquo;exprimer de mani&egrave;re claire et sinc&egrave;re sur la question amazighe. <br />Ses positions sont connues &agrave; travers la presse, mais il a &eacute;t&eacute; toujours aux c&ocirc;t&eacute;s des militants sur le terrain, notamment &agrave; Paris o&ugrave; il vit.<br />Il a r&eacute;cemment cr&eacute;&eacute; un blog dans lequel il a publi&eacute; l&rsquo;ensemble de ses articles qui traitent de la question amazighe.<br />Pour en savoir plus, nous lui avons pos&eacute; quelques questions auxquelles il a accept&eacute; de r&eacute;pondre.<br /><br /></div>
                        <div class="texte12" align="justify">
                        <p class="spip" align="justify">Association TAMAZGHA;<br /></p>
                        <p align="center"><img height="607" alt="" src="http://www.tamazgha.fr/IMG/Boumediene2.jpg" width="420" align="middle" border="0" />&nbsp;</p>
                        <strong>Vous avez r&eacute;cemment cr&eacute;&eacute; un blog que vous avez intitul&eacute; &quot;Droit des Berb&egrave;res&quot;. Quelle en est la motivation&nbsp;?</strong><br /><br />C&rsquo;est la continuit&eacute; naturelle d&rsquo;un combat que j&rsquo;ai commenc&eacute; depuis tr&egrave;s longtemps. J&rsquo;ai toujours associ&eacute; mon militantisme pour la d&eacute;mocratie &agrave; celui de r&eacute;tablir un droit qui me semble intangible, celui de vivre sa citoyennet&eacute; dans la culture et la langue h&eacute;rit&eacute;es.<br /><br /><br /><strong>Qu&rsquo;est ce que l&rsquo;internaute peut lire dans ce blog<em class="spip">&nbsp;?</em></strong><br /><br />Pour le moment, il s&rsquo;agit tout simplement d&rsquo;une partie de mon t&eacute;moignage dans ce combat.<br />L&rsquo;internaute pourra y retrouver mes interventions les plus marquantes &agrave; ce sujet dans la presse alg&eacute;rienne et fran&ccedil;aise.<br />Je sais que la plupart des Kabyles n&rsquo;ont pas l&rsquo;habitude d&rsquo;entendre ce discours, je m&rsquo;adresse &agrave; eux mais certainement pas d&rsquo;une mani&egrave;re exclusive. <br /><br /><br /><strong>Vous &ecirc;tes natif de la r&eacute;gion d&rsquo;Oran. Vous avez toujours &eacute;t&eacute; (et vous l&rsquo;&ecirc;tes toujours d&rsquo;ailleurs) un opposant au r&eacute;gime alg&eacute;rien. Mais aussi, vous avez toujours &eacute;t&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s des luttes des Kabyles pour la reconnaissance du fait amazigh. Pensez-vous que ce combat ne concerne que les Kabyles&nbsp;?</strong><br /><br />Non seulement je r&eacute;ponds par la n&eacute;gative mais je d&eacute;nie &agrave; quiconque, fut-il kabyle, le droit de m&rsquo;en faire une interdiction. J&rsquo;ai pour habitude de dire que je suis oranais, donc alg&eacute;rien et par cons&eacute;quent citoyen de Kabylie. <br />La Kabylie m&rsquo;appartient tout autant qu&rsquo;&agrave; quiconque et mon devoir est de porter attention &agrave; l&rsquo;appel de sa souffrance qui est devenue la mienne.<br /><br /><br /><strong>Dans quelques semaines sera c&eacute;l&eacute;br&eacute; le 26&egrave;me anniversaire du <em class="spip">Printemps berb&egrave;re</em>. En quelques mots, quelle est votre analyse concernant l&rsquo;&eacute;tat de la question amazighe&nbsp;?</strong><br /><br />Je dis que c&rsquo;est l&rsquo;anniversaire d&rsquo;une honte. Que mes compatriotes en sont &agrave; comm&eacute;morer l&rsquo;anniversaire du sang et de la souffrance caus&eacute;e par d&rsquo;autres compatriotes, c&rsquo;est une honte pour l&rsquo;intelligence humaine.<br />Cela a trop longtemps dur&eacute; et je crains, h&eacute;las, que le calme et le semblant d&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; la politique de Bouteflika n&rsquo;est qu&rsquo;un leurre qui camoufle d&rsquo;autres pics de violence et de rupture.<br />Je ne peux &ecirc;tre que s&eacute;v&egrave;re avec tous ceux, y compris envers une minorit&eacute; de Kabyles, qui n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; porter secours au r&eacute;gime militaire.<br /><br /><br /><strong>Un dernier mot. </strong><br /><br />Je r&ecirc;ve du jour o&ugrave; la rencontre avec un Kabyle ne soit pas l&rsquo;occasion in&eacute;vitable de m&rsquo;expliquer que Relizane (la ville d&rsquo;Oranie) veut dire &quot;colline des mouches&quot; dans un secret plaisir de me faire sous-entendre de l&rsquo;origine s&eacute;culaire. <br />Ce jour l&agrave; voudra dire que la plaie s&rsquo;est referm&eacute;e et que les Kabyles n&rsquo;auront pas besoin de ce pu&eacute;ril argument d&rsquo;ant&eacute;riorit&eacute; pour justifier de leur l&eacute;gitime revendication. Personne d&rsquo;intelligent ne saurait renier la richesse et l&rsquo;enracinement national d&rsquo;une culture alg&eacute;rienne sans &ecirc;tre oblig&eacute; d&rsquo;en exiger la preuve arch&eacute;ologique. <br />Je sais, h&eacute;las, que cet argument a justement &eacute;t&eacute; la doctrine pr&eacute;dominante pour justifier de l&rsquo;origine exclusivement arabo-musulmane de l&rsquo;Alg&eacute;rie.<br />Mais ce jour l&agrave; semble loin..<br /><br /><br /><em class="spip">Propos recueillis par <br /><strong>Masin Ferkal.</strong></em> Association Tamazgha.</div>
                        </td>
                    </tr>
                </tbody>
            </table>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-17T13:58:43+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141863.html">
    <title><![CDATA[Le nif algérien et les gogos]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141863.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="spip" style="MARGIN: auto 0cm"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Site Tamazgha</span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: auto 0cm"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"></span></p>
<p class="spip" style="MARGIN: auto 0cm"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le &quot;nif&quot;, une fiert&eacute; qui honore l&rsquo;homme dans son ind&eacute;pendance d&rsquo;esprit et dans la libert&eacute; de ses actes quelques soient les cons&eacute;quences physiques ou financi&egrave;res. Le &quot;nif&quot;, c&rsquo;est la force du pauvre face &agrave; l&rsquo;adversit&eacute;, du humble face &agrave; l&rsquo;oppression et tout simplement la dignit&eacute; de l&rsquo;&ecirc;tre.<br /><br />Qui pourrait renier le commandement honorable du &quot;nif&quot; puisqu&rsquo;il est au c&oelig;ur de la d&eacute;marche des r&eacute;sistances les plus nobles de l&rsquo;humanit&eacute;&nbsp;? Aucun d&eacute;mocrate ne se risquerait dans sa n&eacute;gation tant il est l&rsquo;&acirc;me revendicative de tout &ecirc;tre sous l&rsquo;emprise d&rsquo;une inf&eacute;odation, qu&rsquo;elle soit d&rsquo;ordre social, religieuse ou politique.<br />Cependant, les plus malins ont tr&egrave;s vite compris combien cette r&eacute;action naturelle des alg&eacute;riens pouvait &ecirc;tre profitable pour leur carri&egrave;re et leur pouvoir. Voila quarante ans que les alg&eacute;riens jouent ou feignent de jouer l&rsquo;exercice national pr&eacute;f&eacute;r&eacute; que leur fait jouer le pouvoir militaire, le &quot;nif&quot;, c&rsquo;est-&agrave;-dire la fiert&eacute; en toute circonstance, en tout lieu et envers tout.<br /><br />Une aubaine pour qui veut annihiler l&rsquo;esprit critique d&rsquo;un homme et lui faire faire et dire au mot pr&egrave;s tout ce qu&rsquo;il souhaite. Une emprise facile d&rsquo;un pouvoir qui joue sur la fibre nationaliste comme on manipule un doseur de morphine au chevet d&rsquo;un malade.<br />A ce propos, le &quot;nif&quot; de Bouteflika est d&eacute;cid&eacute;ment tr&egrave;s r&eacute;versible et s&eacute;lectif. Un certain nombre de d&eacute;mocrates, qui pourtant sont perp&eacute;tuellement soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre des &quot;carpettes&quot; face &agrave; la France, se sont sentis humili&eacute;s au plus profond de leur nationalisme car en ce qui les concerne, il est r&eacute;el. <br /><br />Ce dernier est revenu se soigner &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital du Val de Gr&acirc;ce, h&ocirc;pital militaire du d&eacute;testable empire colonial qu&rsquo;il d&eacute;non&ccedil;ait avec v&eacute;h&eacute;mence il y a encore quelques jours. Cette fois-ci l&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; d&eacute;nonc&eacute;e avec bruit par l&rsquo;ensemble de la classe politique fran&ccedil;aise (et pas seulement par Le Pen) et qu&rsquo;elle nous ridiculise au plus haut point. Comment peut-on, comme un indigent, r&eacute;clamer la charit&eacute; m&eacute;dicale lorsqu&rsquo;il est &eacute;tabli que la demande n&rsquo;est pas conforme aux d&eacute;clarations de la veille, que la personnalit&eacute; de l&rsquo;indigent est ce qu&rsquo;elle est et que sa doctrine repose sur le &quot;nif&quot;&nbsp;?<br />C&rsquo;est encore une fois un camoufl&eacute; qui nous ridiculise &agrave; tous et je pense particuli&egrave;rement &agrave; tous ces professeurs alg&eacute;riens de m&eacute;decine et aux milliards d&rsquo;investissements dans les cliniques priv&eacute;es, cens&eacute;es &ecirc;tre &agrave; la pointe de la technique et des comp&eacute;tences. Je ne souhaiterais vraiment pas &ecirc;tre &agrave; leur place et encore moins &agrave; celle de l&rsquo;un de leurs patients.<br /><br />Le Professeur Debr&eacute;, pourtant insoup&ccedil;onnable lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de coop&eacute;ration avec les dirigeants africains, a exprim&eacute; son trouble, lui qui conna&icirc;t un certain nombre d&rsquo;entre eux. Bien entendu, chacun a reconnu ce l&eacute;ger sourire au coin des l&egrave;vres qui ne laisse aucune place au doute quant &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation.<br /><br />Le &quot;nif&quot;, ce n&rsquo;est pas laisser un peuple dans la mis&egrave;re et se gaver avec les contrats juteux, pourtant &eacute;tablis avec z&egrave;le avec les puissances qu&rsquo;on d&eacute;nonce dans les discours. Le &quot;nif&quot;, c&rsquo;est prendre la mesure du d&eacute;fi &eacute;conomique et d&eacute;mocratique et de n&rsquo;en d&eacute;vier sous aucun pr&eacute;texte. Le &quot;nif&quot;, ce n&rsquo;est pas une fa&ccedil;ade de circonstance mais une d&eacute;marche homog&egrave;ne et constante. Le &quot;nif&quot;, enfin, c&rsquo;est de se l&rsquo;appliquer d&rsquo;abord &agrave; soi avant d&rsquo;en faire une politique pour les autres.<br /><br />Le &quot;nif&quot; de Bouteflika, c&rsquo;est celui des gogos pour ceux qui s&rsquo;en laissent convaincre. Il est tr&egrave;s loin du notre, nous qui sommes pourtant constamment trait&eacute;s de &quot;hezb fran&ccedil;a&quot;. C&rsquo;est dire combien le ridicule ne tue pas.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:21:42+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141862.html">
    <title><![CDATA[Khalifa, le sang et les larmes comme actif de liquidation]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141862.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto"><font size="4"><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le 11 Juil 2003&nbsp; Forum des Aarchs</span><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt">
<p><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Verdana">Avec l&rsquo;annonce de la faillite de la compagnie a&eacute;rienne Khalifa airways, les alg&eacute;riens auront la douleur de supporter une seconde fois le poids de leur malheur. Une premi&egrave;re fois lorsqu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; spoli&eacute;s par le plus gigantesque racket d&rsquo;argent public qu&rsquo;ils aient eu &agrave; d&eacute;plorer puis une seconde fois par la mise en faillite d&rsquo;un outil de travail cr&eacute;e sur le dos de leur souffrance.<br />Cette compagnie a&eacute;rienne, comme toutes les autres soci&eacute;t&eacute;s du groupe, a &eacute;t&eacute; cr&eacute;e de la mani&egrave;re la plus &eacute;nigmatique avec un argent plus que douteux. Il y a une morale peut-&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ce milliardaire sans scrupule qui a &eacute;tabli une fortune &agrave; l&rsquo;&acirc;ge o&ugrave; d&rsquo;autres finissent encore leur adolescence. Fils d&rsquo;un notable du temps du puissant colonel Houari Boum&eacute;diene, personne ne doute en Alg&eacute;rie de l&rsquo;origine mafieuse d&rsquo;un pactole amass&eacute; en si peu d&rsquo;ann&eacute;es par un jeune pharmacien. Surtout que les domaines d&rsquo;intervention de son conglom&eacute;rat ont toujours &eacute;t&eacute; la chasse gard&eacute;e du clan des hauts grad&eacute;s de l&rsquo;arm&eacute;e.<br />Une morale, peut-&ecirc;tre ! Mais tout de m&ecirc;me, ce n&rsquo;est pas sans un sentiment de profonde injustice que nous verrons le tribunal d&eacute;pecer un patrimoine pour lequel le sang et la douleur des alg&eacute;riens serviront d&rsquo;actif de liquidation.<br />Seul le d&eacute;put&eacute; No&euml;l Mam&egrave;re a eu le courage de combattre l&rsquo;origine frauduleuse d&rsquo;une fortune qui a dispens&eacute; ses millions &agrave; qui veut les prendre sans s&rsquo;interroger. Le parlement a, on s&rsquo;en souvient, &eacute;cart&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une commission parlementaire au motif d&rsquo;insuffisances de preuves. Une insulte &agrave; l&rsquo;intelligence des alg&eacute;riens qui ne se posent m&ecirc;me plus ces questions stupides car leur quotidien est &eacute;cras&eacute; de preuves qui sont aussi tangibles qu&rsquo;arrogantes.<br />Le dossier sera trait&eacute; comme une simple faillite financi&egrave;re et le dandy milliardaire ne s&rsquo;en sortira pas plus mal avec tout le reste que personne n&rsquo;a os&eacute; encore lui contester. C&rsquo;est s&ucirc;rement cela le plus choquant. <br />C&rsquo;est dire la cr&eacute;dibilit&eacute; que peuvent avoir &agrave; nos yeux ces d&eacute;put&eacute;s qui ont fait leur fonds de commerce sur une croisade contre l&rsquo;argent sale. Ils avaient pourtant sous leurs yeux la manifestation d&rsquo;un des plus gros d&eacute;tournements de fonds publics. Qu&rsquo;ont-ils fait ?<br /><br /></span></p>
</span></font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:20:26+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141861.html">
    <title><![CDATA[La galette des rois à la cantine, laique ou ostentatoire ?]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141861.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div class="chapo"><strong><font size="4">El Watan 26 d&eacute;cembre 2004</font></strong></div>
<div class="chapo">&nbsp;</div>
<div class="chapo"><strong></strong></div>
<div class="chapo"><strong></strong></div>
<div class="chapo"><strong></strong></div>
<div class="chapo"><strong>La loi fran&ccedil;aise sur &laquo;&nbsp;les foulards&nbsp;&raquo; nous enseigne chaque jour, combien il faut &ecirc;tre humble dans sa conviction la&iuml;que et r&eacute;publicaine, attitude qui n&rsquo;est pas contradictoire avec un profond attachement &agrave; leurs valeurs(1), bien au contraire.</strong></div>
<div class="chapo"><strong></strong></div>
<div class="chapo">&nbsp;</div>
<div class="texte"><!-- debut_surligneconditionnel -->
<p class="spip">Et si la galette des rois(2) dans les cantines scolaires &eacute;tait jug&eacute;e attentatoire &agrave; la loi sur la la&iuml;cit&eacute;&nbsp;? Ce n&rsquo;est pas un fantasme que de l&rsquo;imaginer, puisqu&rsquo;une petite pol&eacute;mique a d&eacute;j&agrave; vu le jour &agrave; propos du sapin de No&euml;l et de certaines activit&eacute;s, comme la construction d&rsquo;une cr&egrave;che dans les &eacute;tablissements publics. Les trois mages, ne sont-ils pas ces trois rois errant dans le d&eacute;sert, guid&eacute;s par une bonne &eacute;toile qui les m&egrave;nera vers le Christ naissant, porteur au monde de la parole chr&eacute;tienne&nbsp;?</p>
<p class="spip">Moi, je veux bien croire que ces trois personnages brancard&eacute;s avec talent au cin&eacute;ma par les Inconnus, n&rsquo;ont pas la m&ecirc;me dangerosit&eacute; que les pi&egrave;ces de tissu sur la t&ecirc;te de quelque trois jeunes filles(3). Le probl&egrave;me est que je n&rsquo;ai rien lu dans le texte de loi en ce qui concerne l&rsquo;appr&eacute;ciation de la dangerosit&eacute; ni du caract&egrave;re immoral des insignes religieux. Le l&eacute;gislateur bannit des lieux publics tout signe, et en cons&eacute;quence, toute manifestation ostentatoire de la religion, un point c&rsquo;est tout&nbsp;!</p>
<p class="spip">Comm&eacute;morer le p&eacute;riple biblique des trois mages par une distribution collective de galettes dans les cantines des &eacute;tablissements publics, n&rsquo;est-ce pas ostentatoire(4)&nbsp;? Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une coutume culinaire, sympathique et anodine, nous r&eacute;pondrait-on. Alors pourquoi ne pas distribuer une galette de pain azime pour la P&acirc;que juif ou une poign&eacute;e de noix et de fruits secs pour le nouvel an musulman et ainsi de suite&nbsp;? Apr&egrave;s tout, on respecte la loi ou on ne la respecte pas. Que les farouches partisans d&rsquo;une loi, l&eacute;gitime dans son principe mais stupide dans l&rsquo;emballement malsain qu&rsquo;elle a suscit&eacute;, nous expliquent comment l&rsquo;appliquer. Ceux qui sont mont&eacute;s sur leurs grands chevaux pour brandir la la&iuml;cit&eacute; comme dogme r&eacute;publicain en oubliant qu&rsquo;elle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; que pure fa&ccedil;ade pendant des d&eacute;cennies, car bien commode lorsque la R&eacute;publique la&iuml;cise les signes et les &eacute;v&eacute;nements de la religion dominante, que ceux-l&agrave; nous &eacute;dictent la jurisprudence &agrave; appliquer. Je leur souhaite bon courage.</p>
<p class="spip">Conform&eacute;ment aux discours tr&egrave;s pompeux qui ont &eacute;t&eacute; tenus, je serai aujourd&rsquo;hui enclin avec le m&ecirc;me ton p&eacute;remptoire, &agrave; demander pourquoi choisir les vacances scolaires en fonction de la naissance du petit J&eacute;sus, de la r&eacute;surrection du m&ecirc;me petit J&eacute;sus ou de la f&ecirc;te de Marie&nbsp;? Les religions, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;affaire des vrais la&iuml;cs, mais l&rsquo;hypocrisie est la leur, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;&eacute;rige en morale publique pour camoufler une situation bien embarrassante pour la loi de 1905(5). Le dogme &eacute;tait bien facile &agrave; &eacute;voquer lorsqu&rsquo;il n&rsquo;entravait pas le monopole de croyance et de culte.</p>
<p class="spip">Bien entendu, ce ton volontairement provocant sur un sujet futile n&rsquo;est que pr&eacute;texte. Personne ne pense, &agrave; moins qu&rsquo;il ne soit atteint de d&eacute;bilit&eacute;, &agrave; remettre en cause une tradition culinaire fran&ccedil;aise tr&egrave;s sympathique. Cependant, il faut s&rsquo;attendre &agrave; un surgissement in&eacute;vitable de questionnements bien plus graves de la part des gens bien intentionn&eacute;s, comme de ceux qui le seront beaucoup moins.</p>
<p class="spip">La loi sur la la&iuml;cit&eacute; a &eacute;t&eacute; la bo&icirc;te de Pandore qu&rsquo;il ne fallait surtout pas ouvrir. Car s&rsquo;il faut respecter la loi fran&ccedil;aise, un certain nombre de questionnements est l&eacute;gitime. Pourquoi l&rsquo;argent public est-il dilapid&eacute; avec tant de publicit&eacute; pour comm&eacute;morer une f&ecirc;te religieuse chr&eacute;tienne&nbsp;? Pourquoi les &eacute;difices catholiques sont-ils encore subventionn&eacute;s par l&rsquo;Etat et les collectivit&eacute;s locales&nbsp;? Pourquoi le culte lui-m&ecirc;me l&rsquo;est-il encore en Alsace&nbsp;? Pourquoi les non-chr&eacute;tiens doivent-ils demander une autorisation sp&eacute;ciale de cong&eacute; pour les f&ecirc;tes confessionnelles (accord&eacute;es sous la r&eacute;serve tr&egrave;s pudique d&rsquo;une non-perturbation du service)&nbsp;? Et pourquoi&nbsp;? Et pourquoi&nbsp;? Et ainsi de suite...</p>
<p class="spip">La la&iuml;cit&eacute; est un combat l&eacute;gitime pour beaucoup de d&eacute;mocrates (rappelons qu&rsquo;elle a pour id&eacute;e de favoriser la libert&eacute; des cultes et non le contraire dans l&rsquo;esprit de ses fondateurs). Mais de la m&ecirc;me mani&egrave;re qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;entre nous avaient demand&eacute; que l&rsquo;on condamn&acirc;t avec la plus grande s&eacute;v&eacute;rit&eacute;, les islamistes autant que le r&eacute;gime militaire, nous demandons que la la&iuml;cit&eacute; fran&ccedil;aise aille jusqu&rsquo;au bout de sa logique et permette l&rsquo;&eacute;quit&eacute;. Pendant des d&eacute;cennies, cette derni&egrave;re s&rsquo;est honor&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre un syst&egrave;me unique au monde et dont le concept avait une vocation universelle. C&rsquo;&eacute;tait oublier que cette la&iuml;cit&eacute; &eacute;tait un leurre, puisque la R&eacute;publique, comme je l&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; dit, avait h&eacute;rit&eacute; de tous les attributs de la religion catholique. On comprend que dans ces conditions, il est facile de pr&eacute;tendre du bon droit de la R&eacute;publique.</p>
<p class="spip">La&iuml;c dans l&rsquo;&acirc;me et dans les faits, je condamne sans h&eacute;siter les faux religieux comme les faux la&iuml;cs qui veulent, les uns et les autres, nous avilir par leur dogme. Pour le moment, une loi a &eacute;t&eacute; vot&eacute;e avec tambour et trompettes et s&rsquo;il faut &ecirc;tre r&eacute;publicain, il faut donc l&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;ellement ou s&rsquo;abstenir de brailler. La d&eacute;mocratie et la la&iuml;cit&eacute; sont des attitudes beaucoup plus humbles et, de ce fait, beaucoup plus solides.</p>
<p class="spip"><strong class="spip">Notes</strong></p>
<p class="spip"><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.algerie-dz.com/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;1) Il faut insister que beaucoup d&rsquo;intellectuels, pourtant partisans farouches de la la&iuml;cit&eacute;, ont &eacute;mis des r&eacute;serves appuy&eacute;es quant &agrave; la provocation que suscitait cette loi et surtout &agrave; son inutilit&eacute;.</p>
<p class="spip"><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.algerie-dz.com/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;2) P&eacute;riode comm&eacute;morative en janvier de chaque ann&eacute;e.</p>
<p class="spip"><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.algerie-dz.com/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;3) Je m&rsquo;en remets aux instances religieuses musulmanes en France qui ont d&eacute;clar&eacute; qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;une prescription obligatoire dans l&rsquo;Islam.</p>
<p class="spip"><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.algerie-dz.com/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;4) Rappelons qu&rsquo;il s&rsquo;agit du terme choisi par le l&eacute;gislateur fran&ccedil;ais suite &agrave; l&rsquo;affaire des foulards.</p>
<p class="spip"><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.algerie-dz.com/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;5) Loi fran&ccedil;aise instituant la s&eacute;paration de l&rsquo;&eacute;glise et de l&rsquo;Etat.</p>
<p class="spip">&nbsp;</p>
</div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:19:10+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141860.html">
    <title><![CDATA[Le degré zéro de l'humanité]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141860.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="NormalWeb1" style="MARGIN: auto 0cm"><font size="2"><font face="Arial"><strong>El Watan&nbsp; 2007</strong></font></font></p>
<p class="NormalWeb1" style="MARGIN: auto 0cm"><font size="2"><font face="Arial"><strong></strong></font></font></p>
<p class="NormalWeb1" style="MARGIN: auto 0cm"><font size="2"><font face="Arial"><strong>A Baghdad, un homme vient d&rsquo;&ecirc;tre l&rsquo;objet d&rsquo;une barbarie immonde. Qu&rsquo;importent ses crimes, qu&rsquo;importe l&rsquo;abjection que ressent l&rsquo;auteur de ce pr&eacute;sent article pour un &ecirc;tre dont la brutalit&eacute; a &eacute;t&eacute; innommable.</strong> </font></font></p>
<p class="NormalWeb1" style="MARGIN: auto 0cm"><font face="Arial" size="2">Un homme a &eacute;t&eacute; pendu par d&rsquo;autres hommes dans un spectacle abject retransmis au monde entier pour assouvir la part sombre de chacun, apaiser les consciences et dissimuler la l&acirc;chet&eacute;. Que les partisans de la peine de mort se r&eacute;jouissent&nbsp;! Que les jeux du cirque d&eacute;butent&nbsp;! Que s&rsquo;entendent les hurlements vengeurs d&rsquo;une foule en d&eacute;lire et en mal de sensations&nbsp;! Que l&rsquo;on se d&eacute;lecte &agrave; la vue &agrave; la vue d&rsquo;une ex&eacute;cution et que tous les fantasmes morbides soient &agrave; leur comble&nbsp;! Les Etats-Unis, partisans farouches de la peine de mort, viennent de nous montrer un des &eacute;chantillons de leur projet d&rsquo;exportation de la d&eacute;mocratie. A la barbarie d&rsquo;un homme, on r&eacute;pond par la barbarie d&rsquo;un syst&egrave;me. Tous innocents d&rsquo;ailleurs, il n&rsquo;y avait pas grand monde, hier encore, pour l&rsquo;acclamer, l&rsquo;aduler et le sanctifier, le ma&icirc;tre tout-puissant de Baghdad. Ils &eacute;taient tous martyrs et innocents, entre les mains d&rsquo;un seul homme, que pouvaient-ils faire&nbsp;? Mais, apr&egrave;s tout, nous r&eacute;torquent les d&eacute;fenseurs de la peine de mort, c&rsquo;est au nom du peuple qu&rsquo;est ex&eacute;cut&eacute;e la sentence. Dans ce cas, qu&rsquo;ils assument, qu&rsquo;ils en soient les t&eacute;moins et qu&rsquo;ils participent &agrave; la besogne&nbsp;! Que l&rsquo;on coupe les mains et que l&rsquo;on tranche les t&ecirc;tes en place publique, c&rsquo;est bien ce qui se passe encore dans nombre de pays qui entretiennent avec nous d&rsquo;honorables relations diplomatiques. On leur envoie m&ecirc;me des p&egrave;lerins pour purifier leur &acirc;me dans un lieu sacr&eacute; dont ils sont les gardiens. Que l&rsquo;on organise, comme cela a &eacute;t&eacute; le cas r&eacute;cemment en Iran et en Afghanistan, un vaste rassemblement d&rsquo;une foule hyst&eacute;rique o&ugrave; l&rsquo;on m&egrave;nerait le p&egrave;re de la victime au pied du condamn&eacute; dont le cou est d&eacute;j&agrave; par&eacute; du n&oelig;ud de la corde. Ce p&egrave;re ayant lui seul le droit de pardonner dans l&rsquo;ultime instant. Non seulement cette ex&eacute;cution et le show macabre de sa retransmission repr&eacute;sentent le degr&eacute; z&eacute;ro de l&rsquo;humanit&eacute; mais elle ne sert &agrave; rien si ce n&rsquo;est que d&rsquo;empirer l&rsquo;ab&icirc;me sauvage dans lequel se d&eacute;bat la soci&eacute;t&eacute; irakienne. On r&eacute;pond &agrave; la barbarie par la barbarie, et c&rsquo;est sur ce ciment que l&rsquo;on veut b&acirc;tir une soci&eacute;t&eacute; juste et intelligente. Il y a du travail&nbsp;! Puisque les d&eacute;fenseurs de la peine capitale soutiennent que le ch&acirc;timent doit &ecirc;tre proportionn&eacute; au crime, la mort n&rsquo;est-elle pas encore trop douce pour ce tyran qui en a ex&eacute;cut&eacute; des dizaines de milliers. Le juste ch&acirc;timent pour ce roi de Baghdad ne serait-ce pas de le livrer &agrave; la foule&nbsp;? Ce serait conforme &agrave; leur v&oelig;u d&rsquo;&eacute;quit&eacute;. Qu&rsquo;on l&rsquo;insulte, qu&rsquo;on le mutile, qu&rsquo;on lui crache au visage, qu&rsquo;on le torture en public et qu&rsquo;on se r&eacute;jouisse de son maintien en vie pour qu&rsquo;il puisse encore et encore endurer la cons&eacute;quence de ses actes. N&rsquo;est-ce pas l&agrave; la p&eacute;nitence qu&rsquo;un p&egrave;re, une m&egrave;re ou une &eacute;pouse puisse exiger comme l&eacute;gitime sentence&nbsp;? Ce serait en effet conforme au principe de juste ch&acirc;timent, puisque ces d&eacute;fenseurs souhaitent que l&rsquo;on fasse preuve de moins d&rsquo;ang&eacute;lisme lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de la douleur des autres face &agrave; celle des victimes, et bien soit, c&rsquo;est comme cela qu&rsquo;il faut proc&eacute;der et pas autrement. Si la r&eacute;ponse de l&rsquo;humanit&eacute; au crime doit &ecirc;tre proportionn&eacute;e, alors la peine de mort est en toute logique insuffisante pour le bourreau de Baghdad. Ainsi, le cas am&eacute;ricain, car il s&rsquo;agit bien de la justice am&eacute;ricaine qui vient de s&eacute;vir, est exemplaire car il nous rappelle que le degr&eacute; de barbarie n&rsquo;est pas toujours corr&eacute;l&eacute; au niveau de d&eacute;veloppement. L&rsquo;&ecirc;tre humain, au fait de sa gloire sur le monde du vivant, se grise de son avancement technologique, se d&eacute;lecte de son savoir immense et s&rsquo;&eacute;panche en autosatisfaction &agrave; propos de son degr&eacute; de culture. Pourtant, il n&rsquo;a pas avanc&eacute; d&rsquo;un pouce sur la question originelle que lui a pos&eacute; le geste fatal que porta Ca&iuml;n sur son fr&egrave;re Abel. Que les alg&eacute;riens se r&eacute;jouissent, ils font partie de ces Etats qui n&rsquo;ont pas renonc&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;quit&eacute; dans la r&eacute;ponse &agrave; la barbarie. Et tout le monde sait &agrave; quel point cela &eacute;l&egrave;ve le niveau de conscience politique de nos dirigeants, annihile la corruption, supprime les meurtres et la mis&egrave;re sociale.</font> </p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:17:59+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141859.html">
    <title><![CDATA[Mohammed Samraoui : &quot;Chronique d'un fonctionnaire du crime&quot;]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141859.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0">
    <tbody>
        <tr>
            <td valign="top" width="658" height="105">
            <table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0">
                <tbody>
                    <tr>
                        <td valign="top" width="1562">&nbsp;</td>
                        <td valign="middle" align="right" width="262"><img class="spip_logos" alt="" hspace="3" src="http://www.tamazgha.fr/IMG/arton372.jpg" width="95" align="right" vspace="3" border="0" name="image1" /></td>
                    </tr>
                </tbody>
            </table>
            </td>
        </tr>
        <tr>
            <td valign="top" height="326">
            <table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%" border="0">
                <!--DWLayoutTable-->
                <tbody>
                    <tr>
                        <td valign="top" width="1844" height="326">
                        <div class="chapo" align="justify">Mohammed Samraoui, n&eacute; en 1953, est engag&eacute; dans l&rsquo;arm&eacute;e alg&eacute;rienne depuis 1974 et &quot;a choisi&quot;&nbsp;[<a class="spip_note" title="[1] Il y a d'ailleurs dans l'ouvrage de Mohammed Samraoui une (...)" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nb1" name="nh1"><font color="#800080" size="2">1</font></a>] le corps de l&rsquo;innommable S&eacute;curit&eacute; militaire. Il t&eacute;moigne aujourd&rsquo;hui &agrave; la barre des repentis du crime d&rsquo;Etat et publie aux &eacute;ditions Deno&euml;l &quot;Chronique des ann&eacute;es de sang&quot;. <br />La lecture de son t&eacute;moignage appelle trois commentaires qui rel&egrave;vent successivement, de la nature ambigu&euml; du regard qu&rsquo;il porte &agrave; sa carri&egrave;re, de l&rsquo;analyse des faits r&eacute;v&eacute;l&eacute;s et de la valeur du t&eacute;moignage quant &agrave; son exploitation.</div>
                        <div class="texte12" align="justify">
                        <p class="spip" align="justify"><strong class="spip">Une repentance inexprim&eacute;e.</strong><br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Comme tous les repentis qui ont fait carri&egrave;re dans l&rsquo;organisation du crime d&rsquo;Etat et de l&rsquo;abjection, Mohammed Samraoui se pr&eacute;sente &agrave; nous avec les arguments traditionnels d&rsquo;ouverture&nbsp;: <br /><em class="spip">&quot;Je me suis engag&eacute; dans l&rsquo;Arm&eacute;e populaire alg&eacute;rienne en juillet 1974. [...] Depuis 1992, bien que mon esprit ait &agrave; plusieurs reprises &eacute;t&eacute; travers&eacute; de doutes, je croyais participer au sauvetage de l&rsquo;Alg&eacute;rie. Mais en 1995, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; confront&eacute; &agrave; des preuves irr&eacute;futables de la machination contre le peuple. J&rsquo;ai alors pris la d&eacute;cision, en mon &acirc;me et conscience, de rompre d&eacute;finitivement avec ce syst&egrave;me...&quot;</em> <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Il faut dire que Mohammed Samraoui en a mis du temps &agrave; s&rsquo;apercevoir de ce que tous les alg&eacute;riens ont su depuis bien avant son entr&eacute;e dans l&rsquo;Arm&eacute;e pour servir les int&eacute;r&ecirc;ts de son peuple comme il se plait &agrave; le dire avec insistance. Il est bien connu que l&rsquo;on s&rsquo;engageait en 1974 dans l&rsquo;arm&eacute;e, au paroxysme du r&egrave;gne du Colonel Boum&eacute;diene, pour y accomplir un sacerdoce militant, pour y mener une vie humble de fonctionnaire au service des citoyens et pour y sacrifier son &acirc;me et sa vie pour la d&eacute;fense de leur libert&eacute;. Cela a du nous &eacute;chapper &agrave; cette &eacute;poque et Mohammed Samraoui fait bien de nous rappeler qu&rsquo;il en &eacute;tait ainsi pour certains, c&rsquo;est-&agrave;-dire pour lui-m&ecirc;me. Nous n&rsquo;avons pas du les voir ou su les entendre ces bonnes &acirc;mes de la S&eacute;curit&eacute; militaire, ces c&oelig;urs purs. Il faut avouer, &agrave; notre d&eacute;charge, qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; extr&ecirc;mement discrets dans le concert de tueries, de corruption et de terreur. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Mohammed Samraoui n&rsquo;entendait pas servir son peuple dans l&rsquo;ombre, il avait l&rsquo;ambition de le servir dans ce qu&rsquo;il y a de plus prestigieux, de plus utile et efficient, la S&eacute;curit&eacute; militaire. Comme chacun le sait, seuls ceux qui font preuve de z&egrave;le dans le d&eacute;vouement au peuple peuvent pr&eacute;tendre y acc&eacute;der. <br />Il t&eacute;moigne aujourd&rsquo;hui devant les victimes, devant l&rsquo;histoire et devant sa conscience tardive avec un ton qui nous ferait presque croire &agrave; l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;que parcours d&rsquo;un homme int&egrave;gre, d&rsquo;un homme tromp&eacute;&nbsp;: <em class="spip">&quot;Par devoir de v&eacute;rit&eacute; envers la m&eacute;moire de toutes les victimes de cette guerre absurde, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de d&eacute;noncer dans ce livre les v&eacute;ritables auteurs du drame v&eacute;cu par mon pays. Une sale guerre conduite par des g&eacute;n&eacute;raux incomp&eacute;tents et assoiff&eacute;s de pouvoir, qui fuient le devant de la sc&egrave;ne pour masquer leur m&eacute;diocrit&eacute; et mieux &eacute;riger leur pouvoir sur les cadavres de leurs compatriotes&quot;.</em> <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Nous noterons ici combien il est douloureux dans le t&eacute;moignage du repenti de reconna&icirc;tre que les crimes d&rsquo;Etat ne sont possibles que si des milliers de serviteurs z&eacute;l&eacute;s y participent avec une comp&eacute;tence et une constance &eacute;tonnante comme l&rsquo;affirmait Hanna Arentz, sociologue, &agrave; propos du nazisme. Chacun participant &agrave; une t&acirc;che morcel&eacute;e ne pense pas &ecirc;tre responsable d&rsquo;un tout vou&eacute; &agrave; la barbarie d&rsquo;Etat. Mohammed Samraoui, comme tous les repentis du crime d&rsquo;Etat, ne fera pas le saut de la reconnaissance criminelle de son acte et s&rsquo;en d&eacute;chargera sur ses sup&eacute;rieurs comme dans le proc&egrave;s de Nuremberg. C&rsquo;est oublier trop facilement le grade de sa fonction et la responsabilit&eacute; collective du corps auquel il appartenait. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Mohammed Samraoui est donc victime d&rsquo;une machination qui a tromp&eacute; sa na&iuml;ve qu&ecirc;te de participation au bien de ses concitoyens. A aucun moment sa repentance n&rsquo;est pourtant exprim&eacute;e clairement comme nous souhaiterions qu&rsquo;elle f&ucirc;t en de pareilles circonstances&nbsp;: &quot;J&rsquo;ai vou&eacute; ma carri&egrave;re aux crimes les plus atroces, &agrave; la barbarie la plus abjecte et je viens aujourd&rsquo;hui supplier l&rsquo;humanit&eacute; de m&rsquo;en pardonner&quot;. Non, Mohammed Samraoui ne demande pas pardon, il explique froidement son erreur et sa cr&eacute;dulit&eacute; comme s&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait agit d&rsquo;un manque de vigilance sur le choix de ses fr&eacute;quentations. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">L&rsquo;aveu ainsi fait, sans demande de pardon, reste, pour utile qu&rsquo;il soit comme nous l&rsquo;affirmerons plus loin, d&rsquo;une obsc&eacute;nit&eacute; insultante&nbsp;[<a class="spip_note" title="[2] L'obscénité dans cette histoire ne relève pas seulement du manque (...)" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nb2" name="nh2"><font color="#800080" size="2">2</font></a>]. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">La conclusion de l&rsquo;auteur est une litanie autour d&rsquo;un mot d&rsquo;ordre&nbsp;: <em class="spip">&quot;Il est temps de dire halte aux crimes contre l&rsquo;humanit&eacute; perp&eacute;tr&eacute;s par ces hommes contre le peuple alg&eacute;rien [...]. Il est temps de dire halte &agrave; l&rsquo;impunit&eacute; dont jouit cette poign&eacute;e de criminels qui disposent de l&rsquo;Alg&eacute;rie et de ses richesses comme d&rsquo;un bien personnel qu&rsquo;ils se partagent, alors que le peuple vit dans une mis&egrave;re indescriptible [...]. Il est temps de dire halte &agrave; ces g&eacute;n&eacute;raux manipulateurs qui disposent &agrave; leur guise des institutions de la R&eacute;publique pour les travestir [...]...&quot;</em></p>
                        <p class="spip" align="justify">Nous aurions aim&eacute; qu&rsquo;il nous dise tout simplement &quot;pardon pour mon crime, moi qui ait &eacute;t&eacute; un officier sup&eacute;rieur, conscient de mes actes et responsable jusqu&rsquo;&agrave; 1992, date de mon r&eacute;veil, quarante ans apr&egrave;s que le dernier des cr&eacute;tins en Alg&eacute;rie s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; aper&ccedil;u de la supercherie&quot;. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify"><strong class="spip">L&rsquo;autopsie d&rsquo;un &quot;sal m&eacute;tier&quot;.</strong><br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">L&rsquo;&eacute;moi qu&rsquo;a suscit&eacute; la sortie du livre s&rsquo;explique par l&rsquo;incroyable succession de r&eacute;v&eacute;lations et de d&eacute;tails qui nous permettent de mieux comprendre l&rsquo;une des organisations du crime les plus f&eacute;roces. Avant d&rsquo;en rappeler l&rsquo;essentiel il est n&eacute;cessaire de proclamer que Mohammed Samraoui ne nous apprend rien quant au fond de la terreur engendr&eacute;e par la S&eacute;curit&eacute; militaire dont il a fait son m&eacute;tier. Il t&eacute;moigne, un point c&rsquo;est tout. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">D&rsquo;autre part, la pr&eacute;cision du t&eacute;moignage et la quantit&eacute; invraisemblable de r&eacute;v&eacute;lations prouvent l&rsquo;implication directe du t&eacute;moin ou tout au moins sa responsabilit&eacute; au plus haut niveau. Mohammed Samraoui ne peut en m&ecirc;me temps arguer de l&rsquo;authenticit&eacute; des faits et de son niveau d&rsquo;ex&eacute;cutant, niveau qui ne saurait &ecirc;tre d&eacute;tenteur d&rsquo;informations si sensibles et pr&eacute;cises. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Les r&eacute;v&eacute;lations d&eacute;butent avec une rencontre qui fera basculer le comportement de Mohammed Samraoui, de fonctionnaire du crime &agrave; celui de combattant des droits de l&rsquo;homme, au pourfendeur des r&eacute;gimes assassins. En septembre 1995, il rencontre &agrave; Bonn le g&eacute;n&eacute;ral Smail Lamari, dit &quot;Smain&quot;, num&eacute;ro 2 des services secrets alg&eacute;riens, la <em class="spip">&quot;fameuse S&eacute;curit&eacute; militaire, la SM&quot;</em>&nbsp;[<a class="spip_note" title="[3] On note avec humour, ou colère, combien Mohammed Samraoui est conscient (...)" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nb3" name="nh3"><font color="#800080" size="2">3</font></a>]. A ses c&ocirc;t&eacute;s, le colonel Rachid Laali, dit &quot;Attafi&quot; et le colonel Ali Benguedda, dit &quot;Petit Smain&quot;. Deux officiers qui sont d&eacute;crits comme les plus d&eacute;vou&eacute;s au g&eacute;n&eacute;ral Smain.&nbsp;[<a class="spip_note" title="[4] C'est souvent que le tragique est associé à l'humour. Ces (...)" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nb4" name="nh4"><font color="#800080" size="2">4</font></a>] <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify"><em class="spip">&quot;Il faut clouer le bec &agrave; ces salauds qui mettent l&rsquo;Alg&eacute;rie &agrave; feu et &agrave; sang, et nous emp&ecirc;chent d&rsquo;obtenir un soutien international. Le spectre de l&rsquo;int&eacute;grisme et d&rsquo;une r&eacute;publique islamique en Alg&eacute;rie qui d&eacute;stabiliserait le Maghreb et l&rsquo;Occident ne semble pas convaincre nos partenaires europ&eacute;ens. Il faut un &eacute;v&eacute;nement fort pour secouer leur conscience, comme ce fut le cas avec les fran&ccedil;ais&quot;.</em> Ces personnages lui demandent donc tout simplement d&rsquo;organiser l&rsquo;assassinat de Rabah Kebir et Abdelkader Sahraoui. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Trop c&rsquo;est trop et le voil&agrave; qui t&eacute;moigne aujourd&rsquo;hui dans une boulimie de r&eacute;v&eacute;lations dont les principales sont&nbsp;: <br />&bull; L&rsquo;arr&ecirc;t du &quot;processus &eacute;lectoral&quot; en 1991 qui fut bien un coup d&rsquo;&eacute;tat organis&eacute; par les services de la s&eacute;curit&eacute; militaire. <br />&bull; L&rsquo;assassinat de Mohammed Boudiaf ne fut ni plus ni moins de sa responsabilit&eacute;. <br />&bull; La cr&eacute;ation du GIA aurait &eacute;t&eacute; organis&eacute;e pendant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1991, en pr&eacute;sence de Mohammed Samraoui par le commandant Guettouchi Amar (et qui fut tu&eacute; dans une op&eacute;ration anti-terroriste &agrave; Telemly). <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Pr&egrave;s de trois cent pages suffisent &agrave; peine &agrave; relater les missions sp&eacute;ciales, les assassinats, les complots et les manipulations dont le peuple alg&eacute;rien avait la certitude. Je renvoie le lecteur au texte pour les pr&eacute;cisions qui n&rsquo;ont d&rsquo;autre int&eacute;r&ecirc;t que celui de produire le fondement du t&eacute;moignage. En fait le lecteur n&rsquo;apprendra rien quant &agrave; l&rsquo;essentiel mais sera convi&eacute; &agrave; une visite guid&eacute;e &quot;portes ouvertes&quot; dans le m&eacute;canisme intime d&rsquo;une machine &agrave; produire la terreur. <br /><br /><strong class="spip">L&rsquo;utilit&eacute; de l&rsquo;aveu.</strong><br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Mohammed Samraoui nous dit sa v&eacute;rit&eacute;. Nous en prenons acte et l&rsquo;&eacute;coutons avec int&eacute;r&ecirc;t car son t&eacute;moignage est utile pour les raisons que chacun sait. <br />Utile tout d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il permet &agrave; l&rsquo;opinion internationale de se convaincre de ce qu&rsquo;elle refusait d&rsquo;imaginer (ou ne voulait pas entendre). Le t&eacute;moignage d&rsquo;un protagoniste du pouvoir sanglant alg&eacute;rien est autrement plus lourd que les milliers de voix d&rsquo;opposants qui n&rsquo;ont pu convaincre (car leur v&eacute;rit&eacute; n&rsquo;arrangeait pas). <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Utile car le droit n&eacute;cessite la production de preuves et de t&eacute;moignages circonstanci&eacute;s. La justice ne peut se baser sur une accusation collective sans mat&eacute;rialit&eacute;. Nous sommes des d&eacute;mocrates et nous nous devons de respecter les proc&eacute;dures, y compris pour les criminels. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Utile car l&rsquo;histoire, comme la justice, doivent conna&icirc;tre avec pr&eacute;cision les niveaux de responsabilit&eacute; et le degr&eacute; d&rsquo;implication de chacun. L&rsquo;histoire ne retiendra sans doute que les noms des plus hauts responsables, si ce n&rsquo;est celui d&rsquo;un seul. Mohammed Samraoui s&rsquo;en sort bien de ce c&ocirc;t&eacute; puisque l&rsquo;histoire lui offrira &agrave; terme l&rsquo;anonymat. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Mohammed Samraoui aura sans doute le b&eacute;n&eacute;fice de son t&eacute;moignage comme circonstance att&eacute;nuante. Il n&rsquo;en demeure pas moins qu&rsquo;il n&rsquo;effacera jamais le crime qu&rsquo;il a commis en servant une organisation du crime et de la corruption. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Pour ma part, j&rsquo;ai lu son t&eacute;moignage avec int&eacute;r&ecirc;t et distance. Pour le reste, les d&eacute;mocrates diront qu&rsquo;il appartient &agrave; la justice des hommes de se prononcer. Pour les croyants, &agrave; celle de Dieu. Je laisse Mohammed Samraoui se d&eacute;p&ecirc;trer avec sa conscience qui, comme l&rsquo;&oelig;il de Caien, ne le laissera probablement pas en paix. Il ne pourra en tout cas pas &eacute;viter sa complainte tant elle est compos&eacute;e de cris d&rsquo;enfants qu&rsquo;on &eacute;gorge, de jeunes gens qui pleurent leurs papas disparus, de cris d&eacute;chirants de m&egrave;res et d&rsquo;&eacute;pouses. Sans compter le drame de mes compatriotes berb&eacute;rophones ainsi que celui de tous les alg&eacute;riens qui en sont venus &agrave; s&rsquo;entred&eacute;chirer par la faute d&rsquo;un m&eacute;tier que Mohammed Samraoui a ex&eacute;cut&eacute; avec z&egrave;le et brio jusqu&rsquo;&agrave; en devenir un officier &eacute;m&eacute;rite. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify">Je garderais, apr&egrave;s cet article, le silence du m&eacute;pris pour l&rsquo;auteur et le silence de l&rsquo;hommage respectueux aux victimes de ces bourreaux qui ont aujourd&rsquo;hui l&rsquo;&eacute;loquence et le verbe facile. <br /></p>
                        <p class="spip" align="justify"><em class="spip"><strong>(*) Enseignant. Membre de l&rsquo;opposition alg&eacute;rienne.</strong></em></p>
                        </div>
                        <br />
                        <p class="????">&nbsp;</p>
                        <p class="spip_note">[<a class="spip_note" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nh1" name="nb1"><font color="#800080" size="2">1</font></a>] Il y a d&rsquo;ailleurs dans l&rsquo;ouvrage de Mohammed Samraoui une contradiction, souvent &eacute;nonc&eacute;e ou sous-entendue, entre &quot;j&rsquo;ai choisi&quot; et &quot;j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; affect&eacute; &agrave; ce service&quot;.</p>
                        <p class="spip_note">[<a class="spip_note" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nh2" name="nb2"><font color="#800080" size="2">2</font></a>] L&rsquo;obsc&eacute;nit&eacute; dans cette histoire ne rel&egrave;ve pas seulement du manque de repentance dans le t&eacute;moignage de l&rsquo;auteur mais aussi de l&rsquo;attitude ostentatoire des pol&eacute;miques entre des personnes dont nous aurions pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s qu&rsquo;elles se taisent tant leur pass&eacute; est suspect. C&rsquo;est ainsi que nous pouvons lire sur le site agirpourlalgerie.com l&rsquo;une des pol&eacute;miques qui &eacute;tale sans pudeur un d&eacute;bat houleux entre Hichem Aboud et Mohammed Samraoui.</p>
                        <p class="spip_note">[<a class="spip_note" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nh3" name="nb3"><font color="#800080" size="2">3</font></a>] On note avec humour, ou col&egrave;re, combien Mohammed Samraoui est conscient de la r&eacute;putation de son m&eacute;tier et le qualifie de l&rsquo;expression populaire courante. Le descriptif semble &ecirc;tre d&eacute;tach&eacute; comme s&rsquo;il n&rsquo;avait jamais particip&eacute; &agrave; cette diabolique organisation ou en &eacute;tait prisonnier contre son gr&eacute;.</p>
                        <p class="spip_note">[<a class="spip_note" href="http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=372#nh4" name="nb4"><font color="#800080" size="2">4</font></a>] C&rsquo;est souvent que le tragique est associ&eacute; &agrave; l&rsquo;humour. Ces surnoms haut en couleurs sont aussi grossiers et risibles que les membres de la p&egrave;gre &agrave; Pigalle dans un mauvais sc&eacute;nario &agrave; la Audiard. Ils sont aussi grossiers et b&ecirc;tes que leur surnom, mais tellement dangereux&nbsp;!</p>
                        </td>
                    </tr>
                </tbody>
            </table>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:15:11+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141858.html">
    <title><![CDATA[Les Dieux ont peur !]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141858.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div class="contenuArticle">
<p align="left"><font face="Times New Roman" size="4"><strong>Lib&eacute;ration 2-3 septembre 2001</strong></font></p>
<p align="center"><font face="Times New Roman" size="2"><strong><em>Les g&eacute;n&eacute;raux sont aujourd'hui bouscul&eacute;s, oblig&eacute;s de se d&eacute;fendre des attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es. <br />Une chance &agrave; saisir</em></strong></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="2">&nbsp;d&eacute;fendreLes dieux mythiques de l'Alg&eacute;rie ont aujourd'hui des visages, ils d&eacute;noncent directement, invectivent et menacent &agrave; visage d&eacute;couvert. Ils portent plainte devant les tribunaux et se justifient chaque jour dans la presse. Ils ont donc une existence, se personnifient et se d&eacute;sacralisent. Ils font m&ecirc;me &eacute;tat de leur col&egrave;re, de leur analyse et de leurs craintes, ce qui &eacute;tait encore, il y a quelques ann&eacute;es, impensable de leur part. <br />Le plus agit&eacute; de tous en ce moment est le g&eacute;n&eacute;ral Nezzar, qui multiplie les sorties m&eacute;diatiques. Il vient de convoquer la presse &agrave; grand bruit pour d&eacute;clarer son intention de porter plainte en diffamation devant les tribunaux fran&ccedil;ais contre Habib Souaidia, ancien militaire et auteur de la Sale Guerre, livre dans lequel sont port&eacute;es de tr&egrave;s graves accusations contre la haute hi&eacute;rarchie militaire. Mais d'autres g&eacute;n&eacute;raux ont aussi choisi la voie des tribunaux ou celle des interviews dans la presse pour se d&eacute;fendre et fustiger le complot des islamistes, la manipulation de l'&eacute;tranger, etc.<br />Fait nouveau, ces monstres froids laissent donc transpara&icirc;tre leur agacement, si ce n'est leur profond malaise, alors qu'ils ne se seraient jamais abaiss&eacute;s autre fois &agrave; r&eacute;pondre directement et aussi abondamment Signe des temps, les g&eacute;n&eacute;raux alg&eacute;riens ne semblent plus reclus dans une cit&eacute; interdite o&ugrave; leur pouvoir se nourrissait du fantasme et de l'occulte.<br />Silhouettes furtives, ils &eacute;taient reconnaissables dans les c&eacute;r&eacute;monies officielles par leurs c&eacute;l&egrave;bres Ray-Ban et les courbettes qu'ils font au Pr&eacute;sident du moment Un r&ocirc;le de paravent dangereux puisque depuis le coup d'Etat militaire de 1991, deux Pr&eacute;sidents ont &eacute;t&eacute; &quot;d&eacute;missionnes&quot;, un autre assassin&eacute;, et rien n'indique une tendance &agrave; l'inversion des statistiques.<br />Cette descente des dieux dans le monde s&eacute;culier des Alg&eacute;riens est l'un des premiers signes qui peut faire entrevoir l'espoir qu'un jour ils se d&eacute;barrasseront de leur tutelle sanglante. Depuis quelque temps, en particulier &agrave; cause de la r&eacute;volte qui s&eacute;vit en Kabylie et dans d'autres r&eacute;gions, ces g&eacute;n&eacute;raux sont priv&eacute;s de leurs relais traditionnels et particuli&egrave;rement de celui du chef de file des &quot;&eacute;radicateurs&quot;. Quant &agrave; la menace du GIA, si l'argument reste porteur, plus<br />personne &agrave; l'&eacute;tranger n'est pr&ecirc;t &agrave; cautionner le r&eacute;gime alg&eacute;rien sans qu'il ait lev&eacute; le voile sur des zones d'ombres troublantes.<br />Le g&eacute;n&eacute;ral Nezzar se dit pr&ecirc;t &agrave; venir en France pour soutenir sa plainte et se. Nous osons &agrave; peine y croire, car la derni&egrave;re fois, il a disparu &agrave; la seconde m&ecirc;me o&ugrave; il apprenait la recevabilit&eacute; de la plainte d'un certain nombre de familles de disparus. S'il change d'avis, nous l'attendons de pied ferme et ne manquerons pas de lui expliquer ce qu'est une cour de justice et les proc&eacute;dures d'un monde dont il ne soup&ccedil;onne m&ecirc;me pas l'existence, l'Etat de droit. Habitu&eacute;s depuis trop longtemps &agrave; ce que leur apparition cr&eacute;e autour d'eux le silence et la servilit&eacute; que sugg&egrave;re la terreur, ils ne peuvent concevoir qu'il puisse en &ecirc;tre un jour autrement. A ce nouveau jeu qu'ils sont contraints de jouer, peut-&ecirc;tre avons-nous enfin une petite chance.</font></p>
<div class="clear">&nbsp;</div>
</div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:14:01+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141856.html">
    <title><![CDATA[Discours au coeur d'une élection irréelle]]></title>
    <link>http://droitdesberberes.dzblog.com/article-141856.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><span style="COLOR: black"><font face="Times New Roman" size="4">El Watan Edition du </font><a title="7 avril 2007" href="http://www.elwatan.com/spip.php?rubrique8261"><span style="COLOR: black; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none"><font face="Times New Roman" size="4">7 avril 2007</font></span></a><font face="Times New Roman" size="3"> </font></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><span style="COLOR: black"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'"><span style="COLOR: black"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><strong>Voil&agrave; de nouveau des &eacute;lections, voil&agrave; donc venu le temps pour accorder &agrave; notre bonne et vieille dictature le sceau de la l&eacute;gitimit&eacute;. Une proc&eacute;dure que l&rsquo;opinion internationale exige, de pure forme, juste pour la bonne conscience des professionnels du discours humaniste qui ne supportent pas l&rsquo;odeur naus&eacute;abonde des contrats qu&rsquo;ils signent de leur propre main.</strong>
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<p class="NormalWeb1" style="MARGIN: auto 0cm"><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: 'Times New Roman'">Comme depuis de nombreuses ann&eacute;es dans les colonnes de ce quotidien, c&rsquo;est aux plus faibles et particuli&egrave;rement &agrave; ceux qui subissent doublement le poids de l&rsquo;injustice, que je m&rsquo;adresse, mes compatriotes berb&eacute;rophones. Je tiens &agrave; reproduire l&rsquo;une de mes premi&egrave;res communications &agrave; leur &eacute;gard, en guise d&rsquo;apport &agrave; cette campagne &eacute;lectorale d&rsquo;un autre monde. Qu&rsquo;on ne limite pas le discours envers les berb&eacute;rophones &agrave; un combat sp&eacute;cifique, car, au-del&agrave; de ma solidarit&eacute; envers eux, r&eacute;elle et sinc&egrave;re, c&rsquo;est le combat contre cet immonde r&eacute;gime politique qui s&rsquo;exprime. A chaque r&eacute;miniscence de la douleur de mes compatriotes berb&egrave;res, j&rsquo;&eacute;prouve donc le souhait et le devoir de leur t&eacute;moigner mon enti&egrave;re solidarit&eacute;. Dans ces moments, j&rsquo;ai envie de leur r&eacute;p&eacute;ter inlassablement, si mon engagement militant ne le prouvait d&eacute;j&agrave;, que leur douleur est la mienne. J&rsquo;ai envie de leur dire, avec l&rsquo;humilit&eacute; et la pudeur que les &eacute;v&eacute;nements exigent, que je les respecte avec la m&ecirc;me intensit&eacute; que toute partie de mon identit&eacute;. Lorsque l&rsquo;occasion m&rsquo;en a &eacute;t&eacute; souvent donn&eacute;e dans ce journal en particulier, j&rsquo;ai toujours d&eacute;but&eacute; mes paroles en rappelant que je suis Alg&eacute;rien et donc &eacute;galement citoyen de Kabylie, de droit et de c&oelig;ur. J&rsquo;ai cette naturelle impression que je suis parmi les miens, lorsque je m&rsquo;adresse &agrave; eux. Ma position serait identique quels que soient le lieu et la communaut&eacute;, de surcro&icirc;t lorsque cette derni&egrave;re a le sentiment de subir une humiliation. Il est intol&eacute;rable pour tout d&eacute;mocrate de voir cautionner le crime perp&eacute;tr&eacute; contre le droit &agrave; vivre son identit&eacute;. Nul n&rsquo;est n&eacute; sur cette terre d&rsquo;Alg&eacute;rie pour imposer aux autres son point de vue sur ce que sont et doivent &ecirc;tre la culture et la langue dominantes. Nul ne peut annihiler le droit &agrave; quiconque de parler et de s&rsquo;&eacute;panouir avec la langue transmise par ses parents, de perp&eacute;tuer des pratiques, d&rsquo;honorer des conventions et de tout simplement vivre sa vie comme on le ressent et comme on l&rsquo;a h&eacute;rit&eacute;e. La nation est une communaut&eacute; de destins, pas un goulag o&ugrave; le plus fort imposerait au plus faible sa conception des choses. Car, s&rsquo;il fallait imposer des crit&egrave;res stupides comme celui de l&rsquo;ant&eacute;riorit&eacute; ou celui de l&rsquo;histoire pour imposer une culture dominante, certains n&rsquo;y trouveraient justement pas leur compte. Mais au moment o&ugrave; j&rsquo;&eacute;cris ces mots, comme &agrave; chaque fois que je l&rsquo;ai fait dans le pass&eacute;, j&rsquo;ai en m&ecirc;me temps conscience que les discours de fraternit&eacute; ne suffisent plus &agrave; nos compatriotes bafou&eacute;s dans ce qu&rsquo;ils ressentent au plus profond d&rsquo;eux-m&ecirc;mes. Ils ont raison, car le discours doit &ecirc;tre suivi d&rsquo;actes concrets et les &eacute;v&eacute;nements r&eacute;currents de Kabylie, de plus en plus sanglants, en d&eacute;montrent l&rsquo;urgence. La langue et la culture berb&egrave;res doivent non seulement &ecirc;tre reconnues dans les textes, ce qui est le pas le plus facile, mais aussi et surtout dans les c&oelig;urs, ce qui serait plus probant. Contrairement aux espoirs de certains, une simple inscription dans la Constitution, sans autre rapprochement dans les esprits et les c&oelig;urs, ne serait que la transposition dans le texte d&rsquo;un rapport de force qui s&rsquo;exprime bien dangereusement dans la r&eacute;alit&eacute; quotidienne. Mais que faire, lorsqu&rsquo;on a la seule repr&eacute;sentativit&eacute; de soi-m&ecirc;me&nbsp;? Hurler son indignation devant la b&ecirc;tise n&rsquo;a pas suffi. Militer aux plus hautes responsabilit&eacute;s, quelles soient politiques ou associatives, n&rsquo;a pas plus donn&eacute; de r&eacute;sultats. Prendre sa plume pour t&eacute;moigner de son soutien n&rsquo;en aura probablement gu&egrave;re beaucoup plus comme &agrave; chaque fois, mais le devoir et la morale l&rsquo;exigent. D&egrave;s le d&eacute;but, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est agit de prendre position pour la reconnaissance de l&rsquo;identit&eacute; pleine et enti&egrave;re de mes compatriotes, je n&rsquo;ai pas h&eacute;sit&eacute; un seul instant. Mais combien de d&eacute;ceptions a-t-il fallu surmonter pour finalement n&rsquo;avoir, seul dans son coin, que la force de l&rsquo;indignation. Que faire et que dire, lorsque des compatriotes berb&egrave;res se pr&eacute;cipitent dans les bras du pouvoir pour le soutenir et le l&eacute;gitimer&nbsp;? La col&egrave;re int&eacute;rieure est grande, lorsqu&rsquo;en m&ecirc;me temps, il faut s&rsquo;imposer la rigoureuse r&egrave;gle de ne jamais rappeler &agrave; une communaut&eacute; qui souffre les errements de certains. La faute commise par ces derniers est une faute qui est subie par tous les Alg&eacute;riens et ne peut &ecirc;tre imput&eacute;e &agrave; la Kabylie. Mais comme la tentation est grande pour les tenants d&rsquo;une culture arabo-musulmane unifi&eacute;e de rappeler cette triste v&eacute;rit&eacute;, je ne peux enti&egrave;rement l&rsquo;&eacute;loigner de ma pens&eacute;e. Nos compatriotes berb&egrave;res ont besoin que s&rsquo;exprime envers eux un appel du c&oelig;ur et des actes concrets. Je n&rsquo;ai, pour ma part, &agrave; leur dire qu&rsquo;une seule chose&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je vous aime&nbsp;&raquo;. Car, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;une m&egrave;re, une nation ne peut laisser souffrir l&rsquo;un de ses enfants sans lui rappeler sa profonde affection. Et jusqu&rsquo;&agrave; preuve du contraire, cette nation, c&rsquo;est nous. </span></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[SID-LAKHDAR]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2007-04-15T11:12:35+02:00</dc:date>
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