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Pseudo: SID-LAKHDARCatégorie: PolitiqueRecommander ce blog
Dimanche 15 Avril 2007

El Watan du 29 mai 2009

Le chef du gouvernement, M. Ouyahia, vient de déclarer son intention de ne pas faire adopter une loi de réconciliation nationale. Après tout, malgré notre profond scepticisme, pourquoi pas ? Faut-il seulement convenir au préalable de ce que seraient les bases d’une réconciliation nationale.

Oui, nous sommes farouchement partisans d’une union nationale et donc, nécessairement, de l’éradication d’un personnel politique qui peut traverser une carrière personnelle sans s’être jamais rendu compte de la mainmise de commanditaires dont ils ne dénoncent ni l’illégitimité ni l’horreur des actes. Sans avoir jamais été émus par les crimes politiques, les journalistes emprisonnés, les violations quotidiennes des droits de l’homme et l’implosion de tous les organes culturels de ce pays. Oui, nous souhaitons tous l’union nationale et, par conséquent, mettre fin à l’intolérable bannissement de nos compatriotes berbérophones hors des limites de la nation, décrétée comme arabo-musulmane par on ne sait quelle perspective exclusive. Oui, nous sommes tous volontaires pour une réconciliation nationale et donc, en toute logique, pour éliminer la puissance tutélaire d’un système mafieux dont les protagonistes sont connus, pourtant, hors d’atteinte de tout contrôle du droit et de la morale publique. L’union nationale n’est pas seulement notre état d’esprit mais un devoir, lorsqu’il s’agit de la souffrance humaine dans laquelle sont jetés des millions d’êtres humains dans ce pays qui a l’indélicatesse d’afficher les fortunes abjectes de ses dirigeants et de sa caste militaire divine. Il est d’ailleurs une édification nationale particulière pour laquelle nous militerions jour et nuit avec M. Ouyahia, celle qui consiste à réformer un système qui a produit de l’inculture à en revendre, de la misère à en pleurer, et de l’horreur criminelle à en être répulsé. Oui, nous sommes partisans d’une réconciliation nationale et mettre hors d’état de nuire ceux qui font de la peine de mort un credo. Ceux pour qui la répression policière jusqu’à la mort des citoyens est une pratique d’ordre public. Ceux qui ne sont choqués ni par un code de la famille méprisable ni par un code de l’information indigne. Alors, si c’est de cette réconciliation dont nous parle M. Ouyahia, qu’il la mette vite en pratique, nous serons derrière lui, unis, solidaires et enthousiastes. La réconciliation nationale à travers l’élimination de l’intolérance dans la doctrine d’Etat et la fin de la bêtise, comment peut-on douter un seul instant que nous la rejetions ? Le chef du gouvernement refuse de proposer une loi de réconciliation, il fait bien. Car, c’est dire combien il nous faut encore patienter lorsque c’est Ouyahia qui nous la proposerait !

 

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