Le 11 Juil 2003 Forum des Aarchs
Avec l’annonce de la faillite de la compagnie aérienne Khalifa airways, les algériens auront la douleur de supporter une seconde fois le poids de leur malheur. Une première fois lorsqu’ils ont été spoliés par le plus gigantesque racket d’argent public qu’ils aient eu à déplorer puis une seconde fois par la mise en faillite d’un outil de travail crée sur le dos de leur souffrance.
Cette compagnie aérienne, comme toutes les autres sociétés du groupe, a été crée de la manière la plus énigmatique avec un argent plus que douteux. Il y a une morale peut-être à l’égard de ce milliardaire sans scrupule qui a établi une fortune à l’âge où d’autres finissent encore leur adolescence. Fils d’un notable du temps du puissant colonel Houari Boumédiene, personne ne doute en Algérie de l’origine mafieuse d’un pactole amassé en si peu d’années par un jeune pharmacien. Surtout que les domaines d’intervention de son conglomérat ont toujours été la chasse gardée du clan des hauts gradés de l’armée.
Une morale, peut-être ! Mais tout de même, ce n’est pas sans un sentiment de profonde injustice que nous verrons le tribunal dépecer un patrimoine pour lequel le sang et la douleur des algériens serviront d’actif de liquidation.
Seul le député Noël Mamère a eu le courage de combattre l’origine frauduleuse d’une fortune qui a dispensé ses millions à qui veut les prendre sans s’interroger. Le parlement a, on s’en souvient, écarté l’idée d’une commission parlementaire au motif d’insuffisances de preuves. Une insulte à l’intelligence des algériens qui ne se posent même plus ces questions stupides car leur quotidien est écrasé de preuves qui sont aussi tangibles qu’arrogantes.
Le dossier sera traité comme une simple faillite financière et le dandy milliardaire ne s’en sortira pas plus mal avec tout le reste que personne n’a osé encore lui contester. C’est sûrement cela le plus choquant.
C’est dire la crédibilité que peuvent avoir à nos yeux ces députés qui ont fait leur fonds de commerce sur une croisade contre l’argent sale. Ils avaient pourtant sous leurs yeux la manifestation d’un des plus gros détournements de fonds publics. Qu’ont-ils fait ?
publié par SID-LAKHDAR dans: droitdesberberes